L'Art du faux : une plongée sombre dans le monde de la contrefaçon.

©Netflix - Affiche officielle du film L'Art du faux (2026).

  • Titre original : Il Falsario

  • Titre français : L'Art du faux

  • Genre : Drame, Thriller

  • Année de sortie : 2026

  • Durée : Env. 1h50min

  • Réalisateur : Stefano Lodovichi

  • Pays : Italie

  • Plateforme : Netflix (disponible depuis le 23 janvier 2026)

  • D'après une histoire vraie.

Critique du film

Pour ce qui est de l'expérience immersive des années 70, les musiques, les costumes et habits, et l'ambiance de cette époque sont effectivement au rendez-vous. L'interprétation des acteurs, notamment de Pietro Castellitto, est irréprochable. Entre le charisme du personnage principal Toni, et une présence plus posée apportée par le personnage de Donata, interprété par Guilia Michelini, l'équilibre du film reste correct, même si leur développement reste limité. Les personnages secondaires manquent d'épaisseur et paraissent souvent au service de l'intrigue plutôt que moteurs d'enjeux propres.

L'originalité narrative est absente, manquant de prise de risques ou de retournements de situations réellement surprenants. On pourrait croire qu'étant inspiré de faits réels, la liberté artistique et narrative serait risquée mais déjà faite, or le lien avec les grands événements historiques est plutôt superficiel.

Ce scénario aborde la vie du faussaire mais néglige largement le contexte historique pourtant déterminant de l'Italie des années 70. La violence politique, marquée par les affrontements entre groupes révolutionnaires d'extrême gauche et mouvements néofascistes, n'est qu'esquissée, tout comme l'instabilité profonde de l'époque. L'enlèvement et l'assassinat d'Aldo Moro, événements majeurs des "années de plomb", sont utilisés comme simple toile de fond narrative, sans réelle mise en perspective politique et sociale.

Synopsis

Dans la Rome des années 1970, Toni Chichiarelli, un jeune peintre sans succès mais avec beaucoup de talent pour la reproduction de chefs-d'œuvres, tente de se faire un nom dans le monde artistique. Rapidement frustré par l'échec et confronté à la dure réalité du métier de peintre, il découvre que son don pour reproduire à la perfection des œuvres d'art est non seulement recherché mais aussi grandement rémunéré. Cela le conduit progressivement à devenir le plus grand faussaire de son époque, travaillant pour des réseaux criminels et mêlant les sphères de la politique, de la mafia et du marché de l'art.

Le film explore ainsi la frontière floue entre art authentique et imposture, tout en le reliant aux tensions sociales et politiques de l'Italie des années 70.

Distribution principale

  • Pietro Castellitto : Toni Chichiarelli

  • Giulia Michelini : Donata

  • Andrea Arcangeli : Don Vittorio

  • Pierluigi Gigante : Fabione

Conclusion :

L'Art du faux mise sur un contexte historique dense et une figure fascinante - le faussaire - pour ancrer son récit. Toutefois, là où le sujet offrait des pistes riches sur la relation entre art, pouvoir et vérité, la mise en scène préfère un traitement plus direct et conventionnel. Le rendu final en témoigne : un thriller soigné mais un peu trop lisse.

Il rejoint ainsi la longue liste des films qui se regardent sans déplaisir mais qui peinent à marquer durablement par leur manque d'audace narrative.

L'Art du faux : une plongée sombre dans le monde de la contrefaçon.

REGARDS CRITIQUES

RinaScitA

1/28/20262 min read