Gravity : quand la technique dépasse l'histoire.

REGARDS CRITIQUES

RinaScitA

4/14/20263 min temps de lecture

  • Titre original : Gravity

  • Genre : Aventure, Thriller

  • Durée : Env. 1h30min

  • Réalisateur : Alfonso Cuarón

  • Pays : États-Unis

  • Sortie : 23 octobre 2013

  • Distribution principale

    • Docteur Ryan Stone : Sandra Bullock

    • Matt Kowalski : George Clooney

Synopsis

Lors d’une mission de maintenance en orbite terrestre, le docteur Ryan Stone et le commandant Matt Kowalski voient leur navette détruite après une pluie de débris spatiaux provoquée par la destruction d’un satellite. Livrés à eux-mêmes dans le vide spatial, ils tentent de rejoindre la Station spatiale internationale.

Un film victorieux

Récompensé par pas moins de 7 Oscars, ce film révèle une prouesse cinématographique rarement égalée. Meilleure photographie, meilleur montage ou encore meilleurs effets visuels…, ses sacres démontrent la maîtrise du film. Ses plans-séquences vertigineux, sa 3D immersive et son réalisme spatial inédit ont marqué les esprits, surtout quand on sait que seulement deux plans avec écran vert ont été filmés et que le reste est entièrement réalisé en images de synthèse. Les transitions entre les points de vue du personnage principal et les plans larges, où l’on voit les actions de l’extérieur, sont d’autant plus impressionnantes.

Affiche officiel du film Gravity (2013) ©Warner Bros. Entertainment

Note de la rédaction: 7,5/10

Conclusion

Au final, Gravity est un film impressionnant sur le plan technique, presque irréprochable dans sa mise en scène et son ambition visuelle. Cependant, cette excellence formelle contraste avec un scénario plus limité, qui peine à se renouveler et peut donner une impression de répétition. Le film reste donc une expérience immersive marquante, mais qui ne parvient pas totalement à maintenir son intensité narrative jusqu’au bout.

Critique du film

Sur le plan technique, rien à redire : le film est à la hauteur à de nombreux niveaux et son réalisme est époustouflant, mais son scénario est quelque peu répétitif. On ne peut pas lui enlever son immersion : on est baladé entre le calme et les scènes de catastrophe produites par les réactions en chaîne des débris spatiaux. Ce phénomène de réactions en chaîne est directement inspiré du syndrome de Kessler, une théorie scientifique décrivant la multiplication incontrôlable des débris en orbite. Cependant, ces scènes qui s’enchaînent perdent, au fur et à mesure du film, l’intérêt du spectateur.

Ces séquences sont quelque peu décevantes . On suit Ryan Stone échapper aux débris, puis rejoindre une station, puis de nouveau échapper à des débris et encore rejoindre une autre station. Sans parler de la fin du film qui laisse un goût d’inachevé, avec une conclusion un peu creuse.

Un choix d’acteurs tumultueux

Il a fallu faire du chemin avant que Sandra Bullock et George Clooney soient les visages de Gravity. En effet, le personnage principal devait être interprété par Angelina Jolie. Quelques mois plus tard, Robert Downey Jr. est annoncé comme celui qui incarnera ce rôle, accompagné de Scarlett Johansson pour lui donner la réplique. Cependant, le choix restait incertain, car d’autres noms comme Blake Lively ou Natalie Portman continuaient d’être cités. Il a fallu près de 11 mois pour que le casting soit confirmé : les rôles seront donc campés par Sandra Bullock dans le rôle principal, accompagnée de George Clooney.

Sandra Bullock et George Clooney pendant le tournage ©Warner Bros. Entertainment

Illustration du syndrome de Kessler et des débris spatiaux en orbite et population de satellite autour de la Terre  ©ESA / Source : Futura-sciences